Après le Che royaliste, voici le Che hollandais !

Accueil de Jean-Pierre Chevènement QG de FH2012
Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a rallié la candidature de François Hollande, comme il l’avait déjà fait, avec plus de panache, en 2007 auprès de Ségolène Royal. Ce que j’aime avec lui, c’est que son crédo ne change pas.
D’abord les idées. Fidèle à ses convictions, il n’a de cesse de pointer le risque de déclassement définitif de la France. Selon lui, le dernier signe de ce délitement est la signature du pacte européen début mars, qui renforce la discipline budgétaire. Il considère ce plan d’austérité comme un plan perpétuel mis en œuvre simultanément dans tous les pays, « un plan de restriction, un plan de contrition, de mortification ». Optimisme quand tu nous tiens ! Il est toutefois loin d’être dans le faux.
Cependant, il persiste dans des erreurs de stratégie politique. Scénario habituel : il menace d’abord de se porter candidat à la présidentielle, il constate ensuite que cela ne prend pas, il tente alors de négocier quelques circonscriptions. Comme la négociation est difficile, cela prend du temps. Il décrédibilise sa candidature pour, au final, se vendre pour une bouchée de pain parce qu’il se retrouve au pied du mur. Bref, le MRC n’est pas le Parti radical de gauche (PRG) ; ils auraient dû saisir l’opportunité de participer aux primaires citoyennes.
Malgré tout, son passage au QG m’a remémoré ces années 2001-2002 où j’ai mené la bataille à ses côtés pour faire vaincre ses idées. J’en suis fier. Il a pris un petit coup de vieux, mais son esprit est toujours aussi vif et pointu. Je sais aussi pourquoi je ne suis plus à ses côtés depuis 10 ans déjà. Si son constat sur les errements de la construction européenne est juste - je vous invite d’ailleurs à lire La France est-elle finie ? (édition Fayard) – je ne partage pas du tout son pessimisme sur la capacité de notre pays et de notre futur gouvernement, en cas de victoire de François Hollande, à reprendre l’initiative en Europe et à redonner au blason France l’éclat qu’il mérite. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à prendre connaissance du discours de François Hollande sur l’Europe. Si la lutte contre la dérégulation et l’austérité à outrance est un impératif, nous ne devons pas et nous ne pouvons pas sortir d’une conception libérale de l’Europe. Le libéralisme économique est vertueux lorsqu’il est encadré par des normes : c’est là-dessus que nous devons concentrer nos efforts dans les années à venir.
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Je voulais dire que c’est agréable de savoir que quelqu’un d’autre a mentionné ce que j’ai eu du mal à trouver lpendant un temps certain d’ailleurs.