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Du 59 Ségur à l’Elysée ?
Trois kilomètres nous séparent du 59 avenue de Ségur (adresse du QG de campagne) au Palais de l’Elysée. Six minutes en voiture… Nous n’avons jamais été aussi proches de la victoire. Il est plus que temps de la concrétiser enfin.
La gauche peut réellement l’emporter le 6 mai prochain. Il y a des signes qui ne trompent pas. François Hollande l’a démontré mercredi soir, en remportant avec brio son débat face à Nicolas Sarkozy. Il nous reste toutefois l’essentiel à faire : aller voter dimanche prochain et, pour chacune et chacun d’entre nous, inciter nos proches à en faire de même.
Ici, au QG de campagne, on se rapproche de l’issue de notre travail d’organisation, de mobilisation, de conviction. C’est ce soir, à minuit, que tout s’arrêtera. C’est un sentiment étrange, qui mêle à l’attente, voire à l’impatience du résultat, le début d’une forme de spleen : Campaign Blues…
J+1 : Un premier pas pour Hollande ; déjà un grand pas pour la France
Le plus dur dans une campagne, c’est le manque de sommeil.
Hier, après la tournée des bureaux de vote, les réunions au QG et la soirée électorale à Solférino, je n’ai eu que trois heures d’un sommeil agité. La fatigue s’est accumulée, tout comme les émotions. François Hollande est arrivé en tête au premier tour du scrutin des élections présidentielles. C’est une vraie victoire et un bel élan dans l’optique du second tour, le 6 mai prochain.
Nous sommes en train de vivre pleinement un moment historique – c’est crevant, mais quel pied ! Il faut, malgré tout, savoir raison garder. Dans l’euphorie d’une soirée électorale, il est nécessaire de prendre du recul, pour analyser avec attention les résultats et ses conséquences probables. C’est ce que j’essaie de faire à travers ce billet en ce premier jour de campagne de second tour.
On peut donc tirer plusieurs enseignements de ce premier tour. Le premier, c’est que la participation a été très forte, avec 79,47 % de votants. C’est un signe très encourageant : la démocratie est plus forte que la crise, plus forte que la finance et plus forte que la volonté d’imposer l’austérité! Et puis surtout, cela traduit une très profonde aspiration au changement.









